Quirks of Human Anatomy
Le texte présente une galerie d'imperfections anatomiques humaines, allant de traits bénins (muscles pour remuer les oreilles, mamelons masculins) à défauts potentiellement dangereux comme l'étouffement dû au partage des voies respiratoires et digestives, des accouchements difficiles, la dentition encombrée, les grossesses ectopiques et le syndrome de May‑Thurner. La légende évoque également des remarques historiques et comparatives, citant la plaque Pioneer représentant un homme et une femme et donnant des exemples animaux (œuf immense du kiwi, voie de naissance du hyène) pour illustrer comment l'évolution a produit des solutions maladroites ou coûteuses. Une hypothèse développementale explique la rétine «à l'envers» et le point aveugle par l'invagination du tube neural chez les chordés, laquelle aurait retourné les yeux primitifs et contraint les axones des cellules ganglionnaires à sortir par l'arrière après la formation du cristallin. Le texte souligne la remarquable conservation du dispositif photorécepteur (rétinal et opsines) chez les métazoaires et soulève des questions évolutives sur l'origine et l'intégration de ce système, tout en défendant l'idée que l'œil a pu se complexifier par étapes successives avantageuses. Enfin, la comparaison entre yeux humains et mouches met en évidence des différences d'architecture et de types cellulaires (c‑type versus r‑type), la présence chez l'homme d'un petit nombre de cellules ganglionnaires photosensibles, et des curiosités comme l'origine ectodermique de l'iris et sa capacité de régénération chez certains animaux.