J'ai restauré un Intel Xpress des années 1990, une gamme modulaire et robuste produite de 1992 à 1995 pour un usage professionnel qui comprenait les modèles Desktop, Deskside/LX et Deskside/MX, certains réutilisés par HP dans sa gamme NetServer.
Les cartes mères EISA (6 ou 8 emplacements) sont basées sur deux jeux de circuits distincts, l'un Xpress gérant processeur, mémoire, cohérence de cache et I/O avec des ASICs comme MECA, RCA, DPP et CLASIC, et l'autre gérant le bus EISA avec des composants tels que EBC, ISP et EBB.
La plate-forme supporte jusqu'à douze cartes CPU couvrant presque toute la gamme 486 et les premiers Pentium, et j'ai trouvé trois cartes représentatives : une EJM486CM avec 486SX25 et socket ZIF, une BXCPUPENT66 équipée d'un Pentium 66 et d'un interposeur DC‑DC plus un contrôleur de cache 82496 et 256 Ko de SRAM (la puce CPU de mon exemplaire est en stepping C1 affecté par le bug FDIV), et une BXCPU48650 avec un vrai 486DX à 50 MHz.
Pour l'expansion, j'ai rassemblé des cartes EISA typiques et rares comme la Compaq QVision 1024/E VGA, l'adaptateur réseau 3Com 3C597‑TX 100 Mb/s et l'Adaptec AHA‑1742A SCSI, qui illustrent la vocation workstation/serveur et la compatibilité EISA avec l'ISA.
La restauration a inclus le remplacement de la pile par une DS12887+, l'ajout de modules DIMM ECC, le remplacement du ventilateur et de l'alimentation via un convertisseur ATX, l'ajout d'une Sound Blaster 16 et d'une carte ROM XT‑IDE pour booter sur une CompactFlash, la configuration des cartes EISA et l'installation de MS‑DOS 6.22 et Windows for Workgroups 3.11 (Windows NT 3.51 prévu), et la machine fait tourner DOOM.