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Mesh LLM: distributed AI computing on iroh

Les services de modèles linguistiques centralisés imposent une perte de contrôle sur les mises à jour, la localisation des données et un coût croissant lié aux API et aux centres de données. Mesh LLM fédère les GPU et la mémoire disponibles sur plusieurs machines et expose l'ensemble comme une API compatible OpenAI accessible localement sur localhost:9337/v1. Les requêtes peuvent être exécutées sur la machine locale, routées vers un pair qui a déjà chargé le modèle ou réparties en pipeline sur plusieurs nœuds pour faire tourner des modèles trop volumineux pour une seule machine. L'architecture repose sur des endpoints iroh fournissant des connexions QUIC authentifiées avec traversée NAT, deux relays publics pour fallback et une négociation ALPN qui multiplexe gossip, contrôle et transport des activations. Le système est modulaire avec des plugins manifestés, un catalogue de dizaines de modèles, des déploiements publics ou privés faciles à installer et une application mobile prévue pour favoriser l'usage pair-à-pair et réduire le verrouillage fournisseur.

We Know Simple Fluids Can Flow. Turns Out, Some Can Fracture

Thamires Lima, professeure en génie chimique à Drexel, a observé qu’un mélange hydrocarboné visqueux se fracturait nettement lors d’essais d’extension malgré son absence d’élasticité apparente. Des expériences répétées et des caméras haute vitesse ont montré que la rupture ressemblait à une fracture fragile de solide plutôt qu’à l’écoulement attendu d’un fluide simple. Les chercheurs remettent en cause l’idée que l’élasticité soit nécessaire à la fracture des liquides et évoquent des mécanismes liés à l’énergie de cohésion et à la cavitation déjà proposés par Daniel D. Joseph. Ils ont mesuré des vitesses de propagation de fissure très élevées pour les liquides simples (environ 500 à 1 500 m/s) comparées à celles des fluides viscoélastiques, et ont trouvé un seuil critique de rupture d’environ 2 mégapascals proportionnel à la viscosité multipliée par le taux de déformation. Les travaux ouvrent des perspectives expérimentales (liquides transparents, congélation de surface, microscopie nanométrique) et des applications potentielles en filage de fibres, impression jet d’encre, protection contre les traumatismes et robotique souple.

The Annotated JEPA

Le texte présente Joint Embedding Predictive Architectures (JEPA), une famille d'approches de self‑supervised learning qui apprennent à prédire des représentations latentes plutôt que des pixels afin d'extraire des caractéristiques sémantiques et éviter de gaspiller de la capacité sur le bruit. L'instanciation image, I‑JEPA, utilise un encodeur de contexte qui ne voit que des patches visibles, un encodeur cible qui voit l'image complète mis à jour par moyenne mobile exponentielle, et un prédicteur qui estime les embeddings des régions masquées avec une perte MSE dans l'espace des représentations. Les auteurs détaillent l'architecture complète, le schéma d'échantillonnage des blocs masqués, l'implémentation PyTorch pédagogique (ViT, prédicteur, générateur de masques) et une boucle d'entraînement avec mise à jour EMA et planification du momentum. Les extensions V‑JEPA et V‑JEPA 2 adaptent le principe aux vidéos en masquant des blocs spatio‑temporels et montrent que la prédiction dans l'espace latent facilite non seulement l'apprentissage de représentations transférables mais aussi la prévision et le planification action‑conditionnée. LeJEPA propose une alternative théorique en évitant heuristiques comme l'EMA via SIGReg, une régularisation distributionnelle qui pousse les embeddings vers une gaussienne isotrope par projections aléatoires pour prévenir l'effondrement, et le texte insiste sur les diagnostics nécessaires car la baisse de la perte auto‑supervisée n'implique pas automatiquement une meilleure utilité downstream.

Prismata: Confining cross-site prompt injection in web agents

L'essor des agents web autonomes les expose aux mêmes surfaces d'attaque que le web, notamment parce que l'interprétation du langage naturel permet aux contenus tiers et générés par les utilisateurs de détourner l'agent par injection de consignes. Les auteurs présentent une défense qui applique le principe de moindre privilège contextuel en limitant à la fois ce que l'agent voit et ce qu'il peut faire. Cette approche dérive dynamiquement des étiquettes de permission pour le contenu des pages avec des garanties de confinement structurel inspirées des modèles classiques d'intégrité, de sorte que les erreurs d'étiquetage ne peuvent qu'abaisser les privilèges et restent bornées. Le confinement mécanique met en œuvre ces étiquettes en masquant le contenu et en restreignant les capacités de l'agent sans nécessiter d'annotations des développeurs, ce qui permet de couvrir un grand nombre de sites web. Dans des évaluations sur des attaques publiées, y compris des variantes adaptatives, la défense réduit substantiellement le succès des attaques tout en préservant l'utilité pour des tâches bénignes.

In Emacs, everything looks like a service

L'article explique que cet éditeur n'est pas un système d'exploitation mais fonctionne comme une plate-forme capable d'orchestrer applications et utilitaires au-dessus du noyau. Il présente le modèle client-serveur et identifie trois responsabilités du client : interface utilisateur, couche de communication et base de données locale. Une liste de bibliothèques intégrées et externes est fournie pour couvrir l'interface, le réseau et le stockage local, permettant d'implémenter un client complet. Un exemple concret montre, via le langage de script intégré, la création d'un client pour wttr.in qui récupère du JSON et affiche la météo dans le mini-buffer, avec une alternative déléguant le travail à un utilitaire en ligne de commande. La conclusion souligne que tout y apparaît comme un service et que la nature dynamique de l'environnement facilite l'improvisation et l'intégration rapide d'outils externes.

Cpp2Rust: Translates C++ to safe Rust automatically

Cet outil traduit automatiquement du C++ en Rust entièrement sûr en s'appuyant sur l'AST générée par clang et décrit par une publication PLDI 2026. Le traitement consiste à parser les fichiers C++ avec clang, parcourir l'AST, émettre des chaînes de code Rust en insérant des appels à la runtime libcc2rs lorsque nécessaire, puis formater le résultat avec rustfmt dans un unique fichier .rs. Par défaut le modèle de comptage de références produit du Rust entièrement sûr, tandis qu'un modèle produisant du Rust unsafe est disponible via l'option --model=unsafe pour des comparaisons de performances ou du débogage. La bibliothèque d'exécution libcc2rs fournit le type Ptr<T> qui modélise la sémantique des pointeurs C (null, arithmétique et aliasing) tout en respectant le vérificateur d'emprunts grâce à des vérifications à l'exécution. Le projet fournit des instructions de compilation et d'exécution (dépendances Ubuntu, cmake/ninja), des commandes pour traduire un fichier ou un répertoire utilisant compile_commands.json, et une suite de tests accessible via ninja check et cibles associées.

FreeCAD in the Browser

Un port complet de FreeCAD a été réalisé en WebAssembly, empaquetant OCCT, Coin3D, CPython, PySide6 et un sous-ensemble de VTK/SMESH dans un module wasm unique d'environ 196 Mo (≈96 Mo compressé au premier chargement). Le chantier a exigé une chaîne d'outils sur mesure avec Qt 6.11 compilé pour wasm avec JSPI et exceptions wasm natives, ainsi qu'un lien statique de tous les modules Python via l'inittab. Les défis techniques majeurs ont porté sur l'émulation des appels OpenGL fixe‑fonction pour WebGL2 avec un rendu hors écran, la normalisation des encodages d'exceptions wasm et le port inédit de PySide6/shiboken6 vers wasm. Un grand nombre de bogues d'exécution, de désaccords ABI, de ressources manquantes et de chemins critiques (proxies de focus, vertex arrays, expat/VKT, etc.) ont été résolus, et des optimisations de composition et de VBO ont amélioré les performances. La version fonctionnelle cible Chromium récent (JSPI), offre 17+ workbenches, scripting Python embarqué et affichage FEM en lecture, mais reste mono‑threadée, volumineuse au chargement et avec certaines fonctionnalités hors ligne (remesh, solve, addons) limitées.

Gary Kildall's Death Investigation

Gary Kildall, pionnier des micro-ordinateurs et créateur de CP/M et GEM, a été longtemps éclipsé par Microsoft et Apple malgré ses innovations. Sa mort le 11 juillet 1994 a engendré de nombreuses rumeurs contradictoires et une mythification comparable à celle entourant sa prétendue affaire d'avion en 1980. Les archives indiquent qu'un incident de santé s'est produit le 8 juillet au Franklin Street Bar & Grill à Monterey, qu'il a d'abord refusé des soins, puis a été hospitalisé par intermittence avant de décéder trois jours plus tard. L'autopsie a révélé une hémorragie cérébrale causée par un caillot sanguin et aucune charge ni preuve crédible d'une bagarre ou d'un homicide n'ont été retenues. Malgré la persistance des théories conspirationnistes, le déroulement des faits, l'absence de témoins d'une agression et la décision rapide de la famille rendent l'explication médicale et accidentelle la plus vraisemblable.

The Clouds of Hiroshima

L'article examine les photographies emblématiques du champignon atomique d'Hiroshima, en particulier celles prises depuis les avions impliqués dans la mission et par des appareils de reconnaissance. Il compare deux clichés de S/Sgt. George Caron pris depuis l'Enola Gay, notant des recadrages, des différences d'angle et de moment qui affectent l'échelle et la lisibilité du nuage. L'auteur distingue le nuage créé par la détonation immédiate du « mushroom cloud » du pyrocumulus de fumée plus tardif causé par l'incendie, et critique l'usage fréquent de photos prises plusieurs heures après l'attaque pour illustrer la déflagration. Plusieurs photographies prises du sol par des Japonais, notamment Mitsuo Matsushige et Seizo Yamada, offrent des perspectives impressionnantes et immédiates du nuage, bien que le moment exact de certaines prises soit débattu. Le texte conclut en soulignant l'immensité du nuage et la difficulté d'en déterminer la hauteur précise, et annonce un futur article sur les images et témoignages relatifs à Nagasaki.