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Linux/M68k

Le projet porte le système d'exploitation Linux sur les processeurs Motorola 68020, 68030, 68040 et 68060. Les versions actuelles du noyau sont stables sur Amiga, Atari, plusieurs modèles de Macintosh et plusieurs cartes mono‑carte VME de fabricants comme BVM, Motorola et Tadpole. Des ports sont en cours vers d'autres machines, notamment les HP 9000/300, le workstation NeXT (black), les Q40/Q60 et la série Sun 3. Le site centralise des ressources pratiques telles que actualités, FAQ, HOWTOs, distributions et guides d'installation, listes de diffusion, newsgroups, sites miroirs et informations pour obtenir des images et CD‑ROM. L'administrateur invite les utilisateurs à s'inscrire afin de démontrer l'intérêt auprès des développeurs commerciaux et fournit ses coordonnées pour commentaires.

Websites have a new way to spy on visitors: analyzing their SSD activity

Des chercheurs montrent qu’un code JavaScript utilisant l’API OPFS peut mesurer la contention SSD et, après traitement par un réseau de neurones convolutionnel pré-entraîné, déduire quelles applications et sites sont ouverts sur l’appareil. L’attaque consiste à effectuer des lectures aléatoires sur un fichier OPFS très volumineux pour capturer les différences de latence causées par l’activité de l’utilisateur et à classer ces traces avec un CNN. Les limitations incluent la nécessité d’un fichier OPFS extrêmement grand (probablement plusieurs gigaoctets), l’obligation que le fichier soit stocké sur le même SSD que les applications ciblées, et le risque de détection à grande échelle. Les contremesures recommandées vont de la fermeture rapide des onglets et la surveillance des fichiers OPFS créés par des sites inconnus à des modifications côté navigateurs, comme la limitation de la taille maximale des fichiers OPFS. Les chercheurs ont réalisé l’attaque complète sur un Mac M2, ont validé la primitive de mesure sur Linux sans exécuter l’attaque complète, n’ont pas testé Windows, et il n’existe actuellement aucune preuve d’utilisation de FROST dans la nature.

Restartable Sequences

L'article présente les "restartable sequences" (rseq) introduites dans Linux 4.18+, qui permettent d'implémenter des structures de données sans verrous ni atomiques et d'évoluer efficacement sur des processeurs à très grand nombre de cœurs. Aujourd'hui l'utilisation de rseq repose sur de l'assembleur écrit à la main sous Linux, mais l'auteur estime que les systèmes d'exploitation, langages et bibliothèques finiront par intégrer ce mécanisme; tcmalloc, jemalloc, glibc et Cosmopolitan l'utilisent déjà. Des microbenchmarks présentés montrent des accélérations massives sur des machines multicœurs, allant de gains modestes sur un Raspberry Pi à des facteurs de plusieurs dizaines sur des processeurs 96–128 cœurs, par rapport à des approches basées sur mutex ou sharding. Le mécanisme repose sur une zone TLS rseq qui informe le noyau lorsqu'un thread entre dans une courte séquence critique; si le thread est préempté ou migré, le noyau redirige l'exécution vers un gestionnaire d'abandon afin de réessayer, ce qui permet de commettre la mutation globale en une instruction finale. L'article fournit un exemple concret en assembleur inline pour push/pop de listes shardées, discute des compromis de mémoire et de portabilité, et recommande de prévoir des stratégies de repli (sharding, affinité, atomiques) tant que rseq reste spécifique à Linux.

Unix in East Germany (GDR) (1990)

En 1982, les informaticiens de la faculté ont découvert Unix grâce à une bande magnétique et au livre de Kernighan et Ritchie, puis ont commencé à implémenter des outils C en traduisant des composants dans leur System-Pascal. Ils ont traduit manuellement un compilateur C produisant d'abord du code PDP-11 puis ont adapté le générateur pour produire de l'assembleur IBM 360, ce qui leur a permis de compiler le compilateur et de travailler en C. Parallèlement, ils ont porté le système PSU (Unix-like) sur l'environnement TSO, collaboré avec d'autres institutions pour porter de nombreux outils malgré des difficultés comme l'EBCDIC, et ont ainsi permis un usage interactif et homogène pour étudiants et personnels. Après des expérimentations sur PDP-11 et P8000/WEGA, l'équipe a porté un Unix complet sur des 370, fourni une documentation allemande, installé une trentaine de terminaux et développé divers compilateurs, outils et un ordonnanceur, tout en participant à une normalisation des interfaces via l'EAG. Actuellement ils poursuivent des portages (notamment vers System V Release 3), utilisent un VAX sous MUTOS, suivent les projets GNU et OSF et réclament ressources et autonomie pour pouvoir acheter matériel moderne, participer à des conférences et poursuivre leurs recherches.

The Speed of Prototyping in the Age of AI

L'auteur explique que l'adoption d'agents IA a presque éliminé son principal goulot d'étranglement en lui permettant de transformer rapidement des idées en prototypes fonctionnels. Il décrit plusieurs nouveaux dépôts et projets (langages, outils, éditeurs et applications) qui sont passés de simples concepts à prototypes exécutables et parfois testés. Le travail avec l'IA a changé la forme du travail d'ingénierie, en le poussant à définir des frontières, des contrats et des spécifications globales avant l'implémentation. Il estime, de façon approximative, être en moyenne quatre fois plus rapide pour certaines tâches, ce qui a rendu réalisables des essais et des refactorings auparavant remis à plus tard. Il signale cependant le risque d'une perte d'aisance technique et explique qu'il consacre volontairement du temps aux tâches manuelles et à l'apprentissage, tout en constatant des gains d'impact au travail.

Finding success in industry as a chip designer

L'auteur, ingénieur ASIC ayant parcouru une carrière universitaire puis industrielle, explique qu'une grande partie des puces modernes est composée de blocs de propriété intellectuelle silicium fournis par des spécialistes. Face aux coûts et aux risques croissants de la fabrication avancée, les concepteurs licencient des blocs préconçus et prévalidés — comme des bibliothèques logicielles — pour accélérer l'intégration et réduire l'incertitude. Le monde académique recherche la nouveauté et la démonstration de concepts, tandis que l'industrie privilégie la fiabilité, la reproductibilité, des marges conservatrices et des vérifications exhaustives pour garantir le succès en production. L'adoption de technologies comme FinFET et l'émergence des chiplets ont augmenté la complexité et le coût du design d'un ordre de grandeur, élargissant l'écart entre recherche universitaire et développement industriel malgré quelques programmes universitaires d'accès. Avec une demande d'ASIC en forte croissance et des marchés projetés en expansion, l'industrie aura besoin d'ingénieurs capables de conjuguer l'exploration académique et l'approche pragmatique industrielle pour concevoir des puces viables à grande échelle.

The four programming questions from my 1994 Microsoft internship interview (2023)

Cette semaine, les leçons sur la programmation axée performance sont suspendues car l'auteur publie une série sur les questions posées lors de son entretien de stage d'été chez Microsoft en 1994. Lors de quatre entretiens séparés, on lui a posé quatre questions classiques de programmation destinées à évaluer la compréhension de C/C++ et des manipulations mémoire. Les deux premières questions portaient sur la copie d'un rectangle entre deux buffers et sur la copie d'une chaîne ASCII terminée par un zéro, avec quelques modifications demandées par l'intervieweur. La troisième question, favorite de l'auteur, demandait de détecter efficacement si un octet contenant quatre pixels de 2 bits en mode CGA contenait une couleur donnée sans instructions SIMD, et la quatrième portait sur l'algorithme entier d'outline d'un cercle. L'auteur annonce qu'il publiera ses réponses historiques et modernes aux quatre problèmes dans les prochains billets et invite les lecteurs à tenter de les résoudre eux-mêmes avant de lire la suite.

Meta launches Instagram, Facebook, and WhatsApp subscriptions

Meta lance globalement ses abonnements consommateurs pour Instagram, Facebook et WhatsApp et commence les tests d'offres destinées aux entreprises, aux créateurs et aux utilisateurs de Meta AI. Les formules "Plus" coûtent 3,99 $/mois pour Instagram et Facebook et 2,99 $/mois pour WhatsApp, et offrent des fonctions supplémentaires telles que personnalisation de profil, super réactions et statistiques sur les stories. Meta teste aussi des abonnements Meta One pour l'IA (Meta One Plus à 7,99 $/mois et Meta One Premium à 19,99 $/mois) qui augmentent la capacité de calcul pour des tâches complexes et proposent davantage de génération d'images et de vidéos, avec des tests initiaux en Singapour, Guatemala et Bolivie. Des offres professionnelles pour créateurs et entreprises sont en test (Meta One Essential à 14,99 $/mois et Meta One Advanced à 49,99 $/mois) et incluent badge vérifié, analyses approfondies, visibilité accrue et outils de gestion et de monétisation. Meta indique que ces nouvelles formules complètent l'offre Meta Verified dédiée à l'authentification et à la protection contre l'usurpation, dans le but de diversifier ses revenus au-delà de la publicité.