Fixing the Most Dangerous Dam in the World
Le barrage de Mossoul, construit dans les années 1980 sur des fondations riches en gypse, a connu des infiltrations et la dissolution du sous-sol dès la mise en eau, provoquant des écoulements importants et des affaissements en aval. Ce phénomène de dissolution, beaucoup plus rapide que pour le calcaire, a rendu le site extrêmement vulnérable et a fait craindre un effondrement catastrophique avec des inondations majeures en aval. Depuis sa mise en service, les exploitants ont mené un programme quasi permanent d'injection de coulis pour colmater les vides, mais ce procédé est compliqué par l'eau circulante et la nature évolutive des cavités. Les interventions internationales et militaires, notamment après 2003 et la brève prise du site par l'État islamique en 2014, ont conduit à des efforts parfois mal organisés puis à une réhabilitation majeure de 2016 à 2019 qui a foré des milliers de puits et injecté des dizaines de milliers de mètres cubes de coulis. Malgré des améliorations significatives et une baisse de la perméabilité, la solution reste temporaire et l'Irak doit poursuivre un entretien constant ou investir des sommes considérables pour des remèdes permanents tels que l'achèvement du barrage de Badush ou un mur de coupure profond.