Anyone on the Internet Can Ring Your Doorbell
L'auteur a analysé une sonnette connectée vendue sur Temu (Smart Doorbell X3) qui se connecte à un backend opéré sous la marque Naxclow par Guangzhou Qiangui IoT, et a testé les appareils et comptes qu'il possède. La communication de contrôle utilise HTTP non chiffré et la phase P2P transmet médias et tokens en clair, tandis que le firmware expose une console UART de production qui divulgue boot logs, clés Wi‑Fi, identifiants persistants et permet la lecture et l'écriture de la mémoire flash. L'authentification des API repose sur une "signature" SHA1 tronquée calculée avec une chaîne secrète statique incluse dans le firmware et identique sur tous les appareils, rendant les requêtes facilement falsifiables, les identifiants de périphérique étant prévisibles et mintables. Combinées, ces faiblesses permettent des attaques pratiques : prise de contrôle silencieuse via la chaîne confirm-then-bind, récupération en une requête du mot de passe relais du périphérique, usurpation en direct d'appels audio/vidéo et vol des identifiants Wi‑Fi par accès UART. L'auteur a ouvert un cas de coordination avec CERT/CC et contacté Naxclow, signale l'absence d'une voie OTA pour patcher les unités sur le terrain, et recommande d'isoler ces objets en VLAN, de retirer les unités vulnérables et pour le fournisseur de corriger l'authentification, la rotation des clés et la capacité de mise à jour.