The main thing about P2P meth is that there's so much of it (2021)
Entre 2009 et 2012, la production de méthamphétamine est passée massivement d'une synthèse à base d'éphédrine/pseudoéphédrine à une synthèse P2P, en grande partie après les restrictions sur la pseudoéphédrine. La synthèse P2P tend à produire un mélange racémique de d‑ et l‑méthamphétamine alors que les méthodes à base d'éphédrine donnaient surtout la forme d‑, et les analyses de la DEA montrent que la proportion de d‑méth est redevenue très élevée malgré l'existence de sources d'l‑méth comme certains inhalateurs ou métabolites médicamenteux. La pureté de la méthamphétamine de rue a augmenté et les routes de fabrication P2P ont changé au fil du temps (NTS versus PAA), de sorte que des impuretés varient mais l'utilisation intermittente d'agents comme l'acétate de plomb ne suit pas la chronologie des troubles psychotiques signalés. Plusieurs indicateurs — saisies frontalières en forte hausse, analyses des eaux usées, enquêtes d'usage montrant une hausse des consommateurs quotidiens, baisse des prix et explosion des overdoses — témoignent d'une augmentation importante de l'offre et de l'usage intensif depuis le milieu des années 2010. Il est donc plus vraisemblable que l'augmentation de la disponibilité, de la pureté et du nombre d'utilisateurs lourds explique l'augmentation des dommages sanitaires plutôt qu'un changement chimique unique de la méthamphétamine.