The Trail of Jeremiah
Un homme barbu est laissé seul dans la neige après le départ d'un hélicoptère, scène qui illustre le goût pour la solitude sauvage évoqué par le film Jeremiah Johnson. Robert Redford, acteur et réalisateur, a toujours estimé Jeremiah Johnson en grande partie parce que le film a été tourné dans les montagnes de l'Utah qu'il aimait et parce qu'il cherchait une forme d'authenticité face à l'artifice du cinéma. Pour préserver cette authenticité il a résisté aux exigences des studios, a pris des risques financiers pour tourner en décors réels et a fondé plus tard Sundance, théâtre de sa tension constante entre carrière cinématographique et vie en retrait. L'essai analyse aussi le pouvoir d'attraction du mythe du trappeur solitaire et le déconstruit en montrant sa violence coloniale, ses légendes amplifiées, et les lectures contemporaines diverses, y compris celles d'Autochtones. À travers des anecdotes personnelles et une visite à Sundance après la mort de Redford, l'auteur conclut que la tension entre retraite et engagement a façonné la vie de Redford et reste une aspiration paradoxale et durable.