Chimpanzees in Uganda locked in eight-year 'civil war', say researchers
Le plus grand groupe connu de chimpanzés sauvages, les Ngogo du parc national de Kibale en Ouganda, s'est scindé et est engagé dans un conflit interne depuis environ huit ans. Les chercheurs rapportent que depuis 2018 il y a eu 24 attaques ciblées entraînant au moins sept mâles adultes et 17 nourrissons tués, un bilan que les auteurs estiment probablement sous‑estimé. Le groupe s'était progressivement polarisé entre sous‑groupes appelés Western et Central après une première rupture notable en 2015 et une période d'évitement prolongée. Les auteurs identifient plusieurs facteurs contributifs possibles, notamment la mort de plusieurs individus en 2014, un changement de mâle alpha en 2015 et une épidémie respiratoire en 2017, ainsi que la territorialité, la concurrence pour les ressources et la compétition reproductive. Les chercheurs suggèrent que cette division incite à reconsidérer le rôle des dynamiques relationnelles dans les conflits humains, au‑delà des constructions culturelles comme la religion ou l'ethnicité.