Magnifica Humanitas
Le texte examine comment la doctrine sociale de l'Église, ancrée dans l'Incarnation et le dialogue avec les sciences humaines, doit interpréter et orienter les « nouvelles choses » de notre époque, en particulier la révolution numérique et l'intelligence artificielle. Il rappelle les fondements anthropologiques et éthiques — la dignité inaliénable de la personne, le bien commun, la destination universelle des biens, la subsidiarité, la solidarité et la justice sociale — qui doivent guider toute décision politique, économique et technologique. Face à l'essor de l'IA et au paradigme technocratique, le texte met en garde contre la concentration privée du pouvoir, la déshumanisation, les biais algorithmiques et les nouvelles formes d'exploitation, et demande des règles de transparence, de responsabilité et de gouvernance démocratique des données et des plateformes. Il souligne les conséquences concrètes sur la vérité publique, l'éducation, le travail, la famille et la liberté personnelle, appelle à protéger les plus vulnérables contre le chômage, la dépendance numérique et la traite, et invite à repenser les indicateurs économiques au service du développement intégral. Enfin, l'appel est à une responsabilité partagée pour construire une civilisation de l'amour par la conversion des cœurs, la diplomatie et le multilatéralisme, l'éducation, la prière et des pratiques publiques qui orientent la technologie vers le bien commun.