We're no longer attracting top talent: the brain drain killing American science
En avril 2025, la CDC a publié une alerte sur les « super-bugs » résistants aux antibiotiques, responsables de plus de 3 millions d’infections annuelles et jusqu’à 48 000 décès aux États‑Unis, et près de 5 millions de morts mondiaux. Globalement, ces pathogènes quasi incurables pourraient devenir d’ici 2050 un des principaux tueurs, dépassant peut-être même le cancer, selon les experts en santé publique. Sous l’administration Trump, les budgets de la recherche ont été bouleversés, avec des réductions de milliards, près de 8 000 bourses NIH annulées et plus de 1 000 employés licenciés, fragilisant les laboratoires et leurs équipements. Les jeunes chercheurs américains, comme Ian Morgan, voient leur carrière mise en suspens par le gel des recrutements et les coupes budgétaires, les poussant à s’organiser en syndicats et à envisager des départs à l’étranger. L’exode croissant des talents, l’augmentation des coûts et les restrictions d’immigration attachées à l’administration alimentent les craintes que l’innovation biomédicale américaine s’érode et que le pays perde son rôle de premier pôle scientifique mondial.