I moved my digital stack to Europe
L'auteur a entrepris une migration de son infrastructure numérique par souci de contrôle des données et de résilience face aux changements de juridiction et de politique des fournisseurs. Il a remplacé plusieurs services : Google Analytics par Matomo, hébergement et stockage AWS par Scaleway et DigitalOcean, OVH pour les sauvegardes, Proton Mail et Proton Pass pour les courriels et mots de passe, ainsi que Mistral pour certaines API d'IA et Bugsink pour le suivi d'erreurs. Plusieurs compromis ont été nécessaires, notamment la charge de maintenance de l'auto‑hébergement, des limites fonctionnelles (filtres et quotas de domaines chez Proton, fonctionnalités réduites chez Bugsink ou Lettermint) et des migrations plus complexes pour les paiements et le contrôle de version. Certaines exceptions pragmatiques ont été maintenues, comme l'utilisation de Cloudflare pour la distribution et la sécurité des contenus publics, Stripe pour les paiements en attente de migration, et GitHub pour la visibilité des projets open source. Au final la migration, réalisée en quelques semaines à deux mois, s'est avérée réalisable sans incident majeur et montre qu'il est possible de constituer une pile numérique professionnelle majoritairement européenne en acceptant quelques frictions et choix de compromis.