Productive Procrastination
L'auteur décrit une forme de procrastination où il reste productif mais préfère travailler sur des projets récents plutôt que sur les tâches prioritaires, illustrée par le fait d'avoir publié une vidéo récente au lieu de terminer des montages plus anciens. En s'appuyant sur la matrice de productivité de Casey Neistat, il note qu'il existe une catégorie non couverte — la « procrastination productive » — où l'on accomplit des tâches utiles mais pas celles qui sont réellement importantes. La littérature cognitive explique ce comportement par un conflit entre l'amygdale, qui répond aux émotions négatives et incite à l'évitement, et le cortex préfrontal, responsable du contrôle des impulsions et de la planification. Les études sur la récompense montrent que la nouveauté active davantage le système dopaminergique, et ses propres données suggèrent que sa productivité diminue avec l'écart entre enregistrement et montage tandis que les projets récents ont un rendement supérieur. Pour y remédier il propose de rendre les anciens projets « nouveaux » par des techniques différentes, de nommer ses émotions, de se pardonner et d'instaurer des habitudes et des plans concrets pour diminuer la culpabilité et faciliter le démarrage.