Executive order on H-1B nonimmigrant visa administration
Le texte indique que le programme de visas H‑1B, conçu pour identifier des travailleurs étrangers temporaires hautement qualifiés, a été largement détourné par certains employeurs, groupes de placement tiers et entreprises d'externalisation pour remplacer la main‑d'œuvre américaine. Il relève que cet abus a exercé une pression à la baisse sur les salaires, avec un écart estimé entre 9 000 et 20 000 dollars par rapport aux travailleurs nés aux États‑Unis, et que de nombreuses entreprises ont licencié des travailleurs américains entre 2022 et 2026 pour embaucher des titulaires de H‑1B souvent moins payés. Le texte précise que des modèles d'externalisation utilisent des équipes de titulaires de H‑1B pour remplacer des postes aux États‑Unis et transférer ensuite le travail à l'étranger, citant l'affirmation d'un responsable étranger selon laquelle le H‑1B « est devenu le visa de l'externalisation ». Il souligne que les abus systématiques constituent aussi une menace pour la sécurité nationale et que des enquêtes gouvernementales ont mis au jour des fraudes, des blanchiments et d'autres formes de non‑conformité, ainsi que des pratiques qui faussent la qualification des postes. L'ordre demande la coordination entre les départements d'État, du Travail, de la Sécurité intérieure, du Commerce, de l'Éducation et l'Administration des petites entreprises, exige de prendre en compte les licenciements d'un employeur lors de l'examen des demandes H‑1B, charge le ministère du Travail de revoir les déclarations de conditions de travail dans les 30 jours et délègue les autorités nécessaires pour mettre en œuvre ces mesures dans le respect de la loi et des crédits disponibles.