L'auteur examine l'héraldique comme un système à représenter en logiciel et compare la tradition occidentale (blason) avec le mon japonais pour dégager des approches procédurales différentes.
L'héraldique européenne dispose d'un langage formel, le blason, qui décrit précisément un écu et se prête à une architecture « générer une description puis rendre » proche d'un arbre de syntaxe abstraite, avec des règles comme la règle des tinctures qui contraignent la génération.
Le mon japonais repose sur des motifs stylisés et des opérations géométriques (duplication, rotation, mise à l'échelle, masquage) dont l'identité tient autant à la géométrie et à la silhouette qu'à l'énoncé verbal, ce qui favorise un modèle proche du graphe de scène ou de la génération procédurale graphique.
Les traditions historiques contiennent de nombreuses exceptions et variations, de sorte qu'un générateur utile doit distinguer une grammaire de construction et un corpus d'exemples attestés, et privilégier des représentations hiérarchiques plutôt qu'une machine à états plate.
Pour Iron Arachne l'idée retenue est de combiner la grammaire de catégories significatives de l'Occident et la logique compositionnelle du mon, en mettant l'accent sur les opérations (diviser, répéter, miroiter, superposer) plutôt que sur une simple bibliothèque d'objets, et cette approche s'étend à d'autres systèmes visuels comme les tartans, les drapeaux ou les marques.